Qu’est ce que le « Turbo-Learning » ?



Turbo Learning

Je tenais tout d’abord à remercier Martin pour avoir accueilli mon article sur son blog Candix. Je m’appelle Jean-Yves et je suis bibliothécaire, spécialisé dans les techniques de mémorisation, le développement personnel et l’éfficacité. J’étudie le fonctionnement du cerveau depuis 2001.J’ai créé le blog Potiondevie dans lequel je partage les résultats des recherches et les techniques de mémorisation utilisées par les meilleurs champions.

La mémoire à court terme ne peut contenir que 7 types de données différentes, et dans un monde où l’on est continuellement sous le flux de nouvelles informations, de nouvelles idées, de nouveaux concepts, notre mémoire est très vite saturée.

Alors on se fait des fiches de révision et on répète quand on est étudiant, on devient dépendant de la technologie pour se rappeler les rendez-vous plus tard dans la vie professionnelle.

De manière générale, on oublie tout ce qu’on lit dans les 3 mois qui suivent, comme si on avait écrit sur le sable d’une plage.

Grande nouvelle : les fiches de révision et l’apprentissage par cœur sont inefficaces !

…Et en plus, c’est pénible, inintéressant et contre-productif. Car notre cerveau fonctionne par associations, et de manière imagée, ce qui est radicalement différent de notre façon traditionnelle d’apprendre et de progresser  où on répète des listes et des informations froides structurées à longueur de temps.

Si notre mémoire à court terme n’a qu’un espace limité (comme la mémoire vive d’un ordinateur), notre mémoire à long terme a un espace de stockage incomparablement plus important (comme le disque dur du même ordinateur ).

Nos souvenirs, les endroits où l’on a passé des moments inoubliables, notre appartement, la maison de nos vacances, ou même simplement le trajet pour aller au boulot, l’alphabet et les chiffres.

Tout cela est déjà gravé dans notre « disque dur » interne.

Avec le Turbo-learning, l’idée est de sauvegarder directement ce qui nous intéresse dans la mémoire à long terme en associant les informations à nos souvenirs pour une capacité de mémorisation beaucoup plus puissante.

Au lieu de relire tout le livre 6 mois après pour retrouver l’information ou la méthode oubliée, on mémorise directement toutes les parties du livre dans notre mémoire à long terme, à côté des souvenirs d’enfance.

L’information ne peut plus partir, comme nos souvenirs impérissables ne peuvent pas s’échapper (sauf accident et trauma ou maladie neurologique)

Le processus est plus efficace, plus rapide et nous fait économiser du temps… que l’on peut utiliser pour faire autre chose, ou pour apprendre plus !

Le monde dans sa tête

Puisque notre cerveau fonctionne par associations (les images, les sensations, les sons sont reliés à d’autres images, sensations, sons, etc.), nous devons associer ce que l’on souhaite mémoriser à notre mémoire à long terme.

Mentalement, nous transformons toutes les informations en images vivantes. Par exemple, si je vous dis « Voiture », il y a des chances pour que l’image de votre voiture actuelle ou de votre préférée se forme l’espace d’un instant dans votre esprit.

C’est en saisissant ces images et en les reliant à des choses que l’on ne peut oublier que vous mémoriserez durablement tout ce qui peut exister sur terre. Et même ce qui n’existe pas, car contrairement aux machines, l’esprit humain est capable d’associer entre eux des concepts abstraits complexes sans rapport.

Lorsque j’ai mémorisé tous les pays et toutes les capitales du monde, j’ai transformé chaque pays et chaque capitale en images, puis je les ai associées à une pièce de ma maison.

Ma maison est déjà mémorisée depuis longtemps, elle fait partie de mon « disque dur » interne. Je sais où se trouve chaque meuble et où se trouve chaque pièce sans avoir besoin d’être présent. Je sais que mentalement sur chaque meuble du salon se trouve un pays d’Europe et sa capitale. La cuisine contient toute l’Océanie , le jardin contient l’Afrique etc.

De cette façon il est impossible que j’oublie une seule capitale ou un seul pays, car je sais où se trouve chaque meuble chez moi !

Dit comme ca, on pourrait penser que ce processus d’apprentissage est long, mais il ne m’a prit que deux heures et demie à l’époque, sans entraînement. (Environ une minute pour chaque pays)

Depuis l’antiquité

Des techniques de mémorisation comme celles-ci sont utilisées depuis l’époque des orateurs grecs dans l’Antiquité avec notamment le poète Simonides de Ceos.

Lorsque j’étais enfant, j’avais une mémoire plutôt bonne. Mais quand on maitrise ces techniques, cela repousse les capacités de notre mémoire bien au-delà de tout ce que l’on peut imaginer. La bonne nouvelle c’est qu’il n’est pas question de « don » ou de « gêne », c’est quelque chose que tout le monde peut maîtriser rapidement.

C’est reproductible et applicable à l’infini, quel que soit votre domaine d’activité.

Votre truc à vous, c’est quoi ?

J’en ai fini avec la géographie (pour le moment). J’ai mémorisé toutes les régions, tous les départements et leurs préfectures, tous les pays etc.

Mon truc maintenant, c’est d’avoir un avantage indécent dans les parties de BlackJack ou Poker au casino. Alors je mémorise les jeux de cartes. Si ces domaines vous intéressent, alors la vidéo de cet article que j’ai réalisée il y a quelques jours devrait vous intéresser. J

Mais sans doute que votre « truc » c’est autre chose.

  • Peut-être que vous rencontrez beaucoup de gens dans votre métier ? Vous pourriez mémoriser à vie les visages et les noms de toutes les personnes que vous rencontrez. C’est toujours bon pour les affaires et les relations de se souvenir du nom des gens des mois après les avoir rencontré. Cela marque en général bien les esprits.
  • Ou bien peut-être que votre domaine exige de vous que vous preniez beaucoup de rendez-vous. Dans ce cas, il peut être intéressant de mémoriser le calendrier du 21e siècle.
  • Si vous partez en voyage, il est très utile de mémoriser tous les horaires d’avion et de train du week-end vers votre destination ainsi que toutes les stations des lignes de métro avec l’endroit à visiter qui y sont associés.
  • Si vous êtes étudiant, abandonnez vos fiches et vos heures de répétition. Mémorisez directement tout le cours. Les examens ne sont rien d’autre qu’un concours de mémoire à celui qui restituera la bonne info au bon moment. C’est comme venir aux examens avec son PC à côté de soi.

Certains adaptent les techniques pour mémoriser tous les pas de Salsa, d’autres prononcent des discours d’une heure sans feuille de note (c’est assez impressionnant à regarder et bien plus percutant que quelqu’un plongé dans ses feuilles constamment)

D’autres encore ont mémorisé le Coran.

Les champs d’application sont infinis.

Peut-être le plus gros avantage…

A force de faire fonctionner notre cerveau par association, images et sons, nous sommes capables de faire de qu’aucune machine ne peut faire : relier des concepts abstraits et sans rapport entre eux afin de créer des idées, d’y ajouter une âme, de la passion et de l’originalité.

Nous créons et proposons au lieu de suivre les créations des autres. C’est une façon de prendre son destin en main, car le cerveau est comme un muscle : si on ne s’en sert pas, il s’atrophie.

L’Angleterre, l’Allemagne, la Chine, la Norvège, les Etats-Unis ont tous des champions de mémoire. La France n’en a aucun ! Sommes-nous moins intelligents que les autres ? Je ne crois pas !

Des millions de gens à travers le monde mémorisent et prennent de l’avance dans la quête du savoir en utilisant des techniques qui datent de l’antiquité et qui ont été oubliées depuis longtemps. Maintenant c’est votre tour.

Par contre attention je vous préviens :

Lorsque l’on est parti à mémoriser, on devient comme un gamin à qui on a donné des supers-pouvoirs : on essaie de mémoriser tout et n’importe quoi juste pour le fun.

(Je me souviens avoir voulu mémoriser les 555 pages du manuel de classification des crimes du FBI avant que je ne me rende compte que cela ne me serait pas utile dans mon travail ô combien dangereux de bibliothécaire !)

C’est juste qu’apprendre ainsi devient fun. Je n’aurai jamais pensé dire ca un jour !

***

J’ai la chance de pouvoir travailler sur quelque chose de plus important que juste ma personne, et je suis toujours prêt à partager mes découvertes avec ceux qui sont intéressés, qu’ils soient étudiants ou professionnels.

Quand les gens me voient faire, ils me disent souvent « Wow, tu as de la chance, tu as une bonne mémoire, j’aimerai bien en faire autant ».

Quand je leur dit que n’importe qui peut le faire, ils ne me croient pas. Je trouve ca un peu triste car je suis sûr que cela leur éviterait bien des soucis, mais on ne force pas les gens.





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19 Réponses pour le billet “Qu’est ce que le « Turbo-Learning » ?”

  1. Je trouve ça très intéressant.
    Pourrais-tu donner un exemple très concret d’association capitale/pièce de ta maison par exemple, j’ai un peu de mal à saisir en pratique ?
    Merci.

  2. martin dit :

    Coucou David

    Le plus simple reste de contacter Jean-Yves directement sur son blog http://www.potiondevie.fr/

    Bonne journée à toi :)

  3. Jean-Yves dit :

    Il y a mieux ! Je viens directement à toi !

    Imagine que tu mémorises tous les pays d’europe dans ton salon. La première chose que tu dois faire, c’est transformer la capitale en image.

    Pour Reyjkjavik, cela me fait penser à « Shrek » simplement parce que ca commence pareil. C’est suffisant pour moi, peut-être pas pour d’autres.

    La deuxième étape est de transformer le pays en image également.
    Islande = un volcan

    La troisième étape est de lier ces deux images pour te souvenir du nom de la capitale et du pays.
    Pour l’exemple, j’imagine Shrek en train de danser au sommet d’un volcan.

    Mon association est faite, il ne me reste qu’à la « placer » mentalement quelque part dans mon salon.

    Je peux imaginer cette mini-scène au dessus de la télé, sur le bureau, sur le canapé, etc. Peu importe.
    Je sais que si je dois retrouver un pays d’europe, je regarderai directement ce que j’ai mis dans le salon.

    De telle sorte que si tu te retrouves confronté à Reykjavik, l’image de Shrek dansant au sommet de son volcan va te revenir instantanément

    • martin dit :

      Cetet association est intéressante. De la même manière que quand j’écoute telle musique, je pense à telle fille que j’ai rencontré avec cette musique, ou mes pensées peuvent être influencées par le lieu (que je revienne sur un lieu du passé et je me rappellerai de quelque chose enfoui dans ma mémoire) voir danser shrek sur un volcan doit être amusant…

      De mon côté, je connais 95 à 100% des capitales du monde, quand j’étais petit (6 ou 7 ans je crois), j’avais ouvert un dico et appris toutes les préfectures et capitales du monde…

  4. Jean-Yves dit :

    Oui la musique aide également beaucoup !

    En ce qui concerne les filles rencontrées sur telle musique, il reste juste à espérer que ce fut agréable à chaque fois parce que si la musique est à la mode…. :D

  5. martin dit :

    De vieilles musiques, comme Edith Piaf et cie :)

  6. Julien dit :

    Merci pour cet article fort intéressant !

    Il est vrai que la mémoire peut être un atout dans certains contextes.
    Toutefois, j’ai le sentiment que c’est un avantage de moins en moins utile dans le monde actuel, et cela devrait continuer. Pourquoi ?

    Pour moi, il y a deux axes dans l’apprentissage : la mémorisation ET la réflexion. J’ai toujours privilégier de travailler davantage sur la réflexion que sur la mémorisation. Tout ce que tu peux mémoriser aujourd’hui est trouvable en moins de deux secondes sur internet (ou ailleurs, un coup de tél à un ami, etc…). Pourquoi s’encombrer et s’alourdir avec des informations que tu peux trouver si facilement ?
    Par contre, la réflexion, la compréhension, les connexions d’idées, les stratégies : c’est là ou se situe la valeur ajoutée, non ?

    C’est une simple participation au débat, ton retour est précieux !

    • martin dit :

      @Julien: Il faut aussi savoir chercher sur Internet. Un exemple: on dit souvent que les fils de prof réussissent mieux que les autres car ils connaissent le système éducatif. Pourtant tout es indiqué sur Internet…

      Pour le reste, tu as raison, de la data sans réflexion ne sert à rien, wikipedia existe. Ceci étant, un minimum de culture est sympa. Avoir quelques connaissances en visitant un musée, savoir parler 5 langues, comprendre l’économie, pouvoir alimenter un débat philosophique sur le sens de la vie ou sur l’environnement avec des amis, c’est sympa d’avoir quelque chose à dire sans devoir chercher sur son iphone des arguments…

      J’espère avoir répondu à ta question, j’attends ton retour :)

      • Julien dit :

        D’accord avec toi Martin. La culture est une bonne chose, évidemment ! Les musées, l’Histoire…
        Attention, car on peut très bien avoir un avis ou proposer des choses sans forcément connaître le sujet de A à Z.

        Aujourd’hui, il s’agit plus de réinventer le monde que de s’appuyer sur ses acquis du passé. Le système change et les repères que l’on trouve dans le passé sont de moins en moins visibles aujourd’hui.

        • martin dit :

          Pour le second point, certes, mais sans tout connaître tout sur tout, un minimum de bagage académique est utile comme tu semble l’admettre :)

  7. Jean-Yves dit :

    C’est difficile de réfléchir, de prendre des décisions complexes sans avoir mémorisé l’ensemble des composantes.
    C’est également difficile de connecter les idées si tu ne les retient pas.

    Tu peux être le meilleur pilote du monde, tu ne gagnera pas le grand prix en Clio. (et pourtant j’adore cette voiture)

    Au contraire, la mémoire prend de la valeur parce qu’on se sert de moins en moins d’elle.
    Ce qui fait que globalement, ce sont des machines qui pensent pour nous, et nous devenons moins créatifs, moins efficaces et moins capables de penser par nous-même.

    Cela implique un manque de créativité, un manque d’émotions et l’impossibilité d’avoir une vue d’ensemble du problème ou d’une situation.
    D’autres effets collatéraux sont la préférence pour le virtuel plutôt que le réel, la baisse de qualité de l’information absorbée et transmise (on préfère les listes plutôt que les articles en profondeur, car nous ne sommes plus capables de mémoriser correctement)
    La baisse de la vigilance (il faut etre attentif pour mémoriser et mémoriser nous force à être attentif)
    Nous sommes des spectateurs passifs de l’information. En fait, tu parles de réflexion, mais nous n’avons même plus à réfléchir.

    Durant les 28 premières années de ma vie, j’ai tout misé sur la réflexion.
    J’ai développé une capacité d’analyse extrêmement poussée. Tellement poussée que cela m’a valu une thérapie de plusieurs années car je sombrai dans la paranoïa !

    Que sont devenues toutes ces belles réfléxions sur telle ou telle affaire ? Et bien…. je ne m’en souviens plus. Et les autres non plus d’ailleurs .Pourtant je me souviens qu’elles ont cartonnée. Who cares ?

    Tu peux trouver toutes les idées miracles que tu veux, si tu n’as pas d’endroit où les stocker dans ta mémoire, tu sera incapable de transmettre, d’améliorer. Tu sera incapable d’innover également, car tu re-posera ta réfléxion depuis le début sans te souvenir des difficultés etc.

    Tu peux acheter tous les meubles les plus hype du marché, mais si tu n’as que 10m² chez toi, tu vas devoir faire un choix.
    Ce que je propose avec mes techniques, c’est de transformer tes 10m² en 300, 400 voir beaucoup plus de m².
    Plus facile de réfléchir et de sélectionner les stratégies les plus adaptées après cela non ?

    Lorsque plus personne ne saura se servir de sa mémoire, ceux qui seront à la poite de l’humanité, ce seront tout simplement ceux capables d’innover.

    Tu ne peux pas savoir où tu vas, si tu ne sais pas d’où tu viens.

    C’est juste un avis, je peux me tromper.

    • martin dit :

      @ Jean-Yves: tu as raison, avoir un minimum de connaissances me semble intéressant :)

      Par contre en quoi ta réflexion t’a fait tomber dans la paranoïa… Sinon je suis d’accord avec toi, c’est l’accès à la connaissance qui est très utile et permet de réussir.

      En ESC par exemple, on apprend un peu de compta, de droit, de marketing, de finance… Superficiellement parfois, mais peu importe, le but n’est pas de devenir spécialiste de compta mais si on arrive à comprendre ce que font les autres, même si on doit faire quelques recherches, ce sera un gros plus par rapport à si on ne comprend rien à l’affaire…

  8. Julien dit :

    Merci pour cet éclairage Jean-Yves.
    Je suis bien évidemment d’accord avec certaines de tes idées. Pour aller à l’essentiel, je perçois la mémoire comme associée au passé et la réflexion comme une construction du futur.

    La mémoire peut être utile pour construire le futur. Mais, sur des sujets de la vie quotidienne, quel est l’intérêt de connaître les numéros de téléphone de tous ses contacts ?
    Je préfère me concentrer sur la discussion. L’objectif est bien notre échange et non de se souvenir du numéro.

    Quel est l’intérêt de mémoriser le plan du métro ? c’est intéressant, sympa et parfois utile. Il y a pleins de choses encore bien plus intéressantes à faire pendant ce temps, non ?

    J’aime ces débats passionnés !

    • martin dit :

      Ce n’est pas forcément utile, mais je vais te donner un exemple. Arrivé au Mexique en 2008, ma batterie de mon téléphone et sur le point de mourir, ma copine qui doit m’attendre n’est pas là et je n’ai aucune idée de son numéro de téléphone. Heureusement, je trouve un stylo et une serviette et note le numéro et emprunte le téléphone d’un inconnu pour l’appeler. Au pire, on se serait bien retrouvé mais bon.

      Tout ça pour dire que même s’il y a des machines, savoir faire par soi-même est un plus. J’aime pouvoir calculer le prix d’un habit soldé sans sortir mon téléphone, me débrouiller sans toujours avoir une carte sur moi ou pouvoir admirer une peinture avec un bagage culturel minimum pour la comprendre sans avoir à aller sur Wikipedia en permanence.

  9. Jean-Yves dit :

    Moi j’aime pas des masses, parce que ca ne mène nulle part :(

    Les débats sont des pertes de temps. Je pourrai pas te convaincre, tu pourras pas me convaincre.

    Je dirai juste que t’as beau avoir le meilleur ordinateur du monde, s’il n’a pas de mémoire, il est useless.

    • martin dit :

      Comme le disait Lao Tseu, il faut trouver la voie… Bref, une intelligence pure sans mémoire revient à tourner à vide. Inutile. Mais de la mémoire sans intelligence, cela ressemble a une bibliothèque immense et désorganisée. Inutile aussi. Il faut donc trouver selon moi le juste milieu. Qu’en pensez-vous, Jean-Yves et Julien?

  10. Julien dit :

    Un dernier parallèle car je sais que Martin est sensible à tout ce qui touche à l’organisation et la productivité.
    Le nombre de fois dans une vie ou tu auras besoin d’un numéro de tél sans plus avoir de batterie ni personne qui pourra te le fournir ou le retrouver en quelques secondes est extrêmement faible.
    Bien évidemment, cela sera utile. En tout objectivité, tout est un rapport entre l’effort fourni et l’utilité réelle (la loi des 80/20).

    C’est plaisant de connaître ses numéros, c’est plaisant de se dire que si google fait faillite, on sera l’un des seuls au monde à avoir tous ses googles docs en tête. Mais l’enjeu est tellement plus important que ce tout minuscule risque, qu’il revient à une perte de temps (dans le monde d’aujourd’hui).

    • martin dit :

      Extrêmement faible, sans doute, mais ce jour là, tu sera extrêmement heureux de ne pas te retrouver dans la… mouise pour rester poli. Idem si une jolie fille te donne son numéro alors que ta batterie est morte…

      Et pouvoir discuter de tout avec tout le monde – par exemple une connaissance est partie en Afrique du Sud, je lui ai demandé si elle a visité le parc Kruger, j’aurai pu lui parler des anciennes mines d’or de Joburg, de Sowerto, de Durban, des requins… alors même que je n’y suis jamais allé, et c’est un exemple – c’est tout de même mieux que ne rien savoir.

      Sinon dans ce cas pourquoi voyager? Les photos sur Internet existent. Pourquoi aller voir un match de foot ou un musée? La TV et Wikipedia (respectivement) existent…

  11. Jean-Yves dit :

    Bon je suis à court de métaphores là. J’abandonne lol.

    Je parle mémoire, tu me parles de numéros de téléphones… C’est pas constructif pour un sou.

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